Déserts médicaux : un nouveau dispositif en Corse
Dès septembre 2025, l’agence régionale de santé (ARS) mettra en place un dispositif pilote pour lutter contre la pénurie de médecins. Objectif : améliorer l’accès aux soins en Corse autour de trois axes d’action.

Des consultations avancées dans les zones les plus fragiles
Certaines zones de l’île sont particulièrement fragilisées : vieillissement des médecins, temps d’accès aux urgences trop longs, forte prévalence de pathologies lourdes… C’est le cas notamment des communautés de communes Pasquale-Paoli et l’Oriente, identifiées comme prioritaires.
A partir de septembre 2025, des médecins volontaires viendront y assurer des consultations avancées dans des locaux dédiés. Ils seront aidés en cela par un dispositif complet : assistant médical, transport social, relais infirmier, télémédecine… Une façon concrète de rapprocher les soins des habitants.
Un nouveau zonage pour une cartographie fine des besoins
Au-delà de ces deux communautés de communes, c’est toute la Corse qui bénéficiera de ce plan. Un nouveau zonage, prévu pour 2025-2026, permettra d’identifier précisément les besoins de chaque territoire.
Concrètement, cela se traduira par des aides mieux ciblées pour inciter les médecins à s’installer, et une répartition plus équilibrée des professionnels de santé sur l’ensemble de l’île. Ainsi, les territoires les plus en difficulté seront mieux soutenus, tandis que les grandes villes comme Bastia et Ajaccio, déjà mieux dotées, resteront en dehors de ce zonage.
Des médecins en renfort dès 2026
A partir de 2026, la Corse accueillera également de nouveaux renforts grâce à l’arrivée de « docteurs juniors » en 4ᵉ année d’internat, en complément des internes de médecine générale déjà présents. Pour les accompagner, des solutions seront mises en place en amont : davantage de maîtres de stage pour les encadrer, des lieux d’exercice adaptés, et des logements réservés pour faciliter leur installation.
Les communes seront également invitées à préparer un « kit d’accueil », afin de créer un environnement favorable et chaleureux pour ces jeunes médecins, avec l’espoir de les voir s’ancrer durablement sur le territoire. Cette stratégie territoriale tenant compte des réalités locales permettra, espère l’ARS, « de garantir une offre de soins de qualité au plus près des habitants ».