Hausse des forfaits hospitaliers : les malades doivent encore payer

Le forfait hospitalier passe à 23 euros par jour contre 20 euros auparavant, augmentant la pression financière sur les mutuelles et leurs adhérents. Jean-François Orsoni, directeur administratif de la Mutuelle de la Corse, fait le point.

Par Capucine Bordet
Publié le 30 juin 2026 à 08:00
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Lorsque vous êtes hospitalisé, une participation financière journalière vous est facturée : c’est le forfait hospitalier. Jean-François Orsoni, directeur administratif de la Mutuelle de la Corse en rappelle les contours. « C’est un forfait qui est intégralement à la charge de l’assuré et qui peut être remboursé par sa mutuelle s’il bénéficie d’un organisme complémentaire. Comme son nom l’indique, ce forfait journalier correspond à un montant fixe par nombre de jours d’hospitalisation. »

Ce que prend en charge votre mutuelle

Bonne nouvelle pour les adhérents : « Le forfait hospitalier est intégralement pris en charge par la mutuelle sans limitation de durée, à condition que la personne ait souscrit un contrat responsable », précise Jean-François Orsoni. Autrement dit, si vous êtes couvert par un contrat responsable – ce qui est le cas de la grande majorité des contrats proposés aujourd’hui –, cette hausse ne se traduira pas par un reste à charge supplémentaire pour vous lors de votre hospitalisation.

Des tarifs revalorisés depuis le 1er mars

Depuis le 1er mars, le forfait hospitalier est passé de 20 à 23 euros par jour, soit une hausse de 15 %. Le forfait patient urgences (FPU) a lui aussi été aligné à 23 euros (contre 19,61 euros). Les journées en psychiatrie sont désormais facturées 17 euros, contre 15 euros auparavant. Ces revalorisations ont été décidées par décret gouvernemental, sans débat parlementaire.

Un impact réel sur l’équilibre des mutuelles

Ces évolutions ont un impact concret sur le fonctionnement d’une mutuelle comme celle de la Corse. « Une mutuelle à but non lucratif n’a pas d’actionnaires. Ses seules ressources sont les cotisations de ses membres », rappelle Jean-François Orsoni. Toute augmentation des remboursements à effectuer se répercute donc mécaniquement sur les cotisations. C’est pourquoi la mutuelle suit ces évolutions avec vigilance, dans le souci constant de maintenir le meilleur équilibre possible entre niveau de protection et maîtrise des cotisations.

Des hausses qui s’accumulent

Le forfait hospitalier n’est pas la seule évolution tarifaire récente. La franchise pour tout acte médical supérieur à 120 euros est ainsi passée de 24 à 32 euros. C’est cette accumulation de hausses successives qui appelle à la vigilance. « Avec ces évolutions, on risque de fragiliser un système auquel nous sommes tous attachés », souligne Jean-François Orsoni. La mutuelle partage les préoccupations exprimées par les associations de patients, dont France assos Santé et la Fnath, qui représentent respectivement les usagers du système de santé et les accidentés de la vie. Ces associations appellent à ne pas faire peser davantage le coût de la santé sur les personnes malades. Elles dénoncent des décisions « brutales » qui envoient un message clair : quand il faut faire des économies, « ce sont les malades qui paient. Et doublement ».

La Mutuelle de la Corse à vos côtés

Face à ces évolutions, la Mutuelle de la Corse reste engagée pour défendre les intérêts de ses adhérents et leur garantir une couverture solide. N’hésitez pas à contacter votre conseiller pour faire le point sur votre contrat et vous assurer que vous bénéficiez de la meilleure protection possible.