Sébastien Simoni : « Paladinu di u numericu »
Entrepreneur visionnaire, et président de Femu Quì, Sébastien Simoni s’attache à démontrer que la Corse peut écrire sa propre révolution digitale.
Sébastien Simoni avoue n’avoir jamais eu de plan de carrière. Etudes d’économie à Corte et dans le bâtiment à Paris, puis retour en Corse au moment où Internet bouleverse le monde… In fine, sa passion pour l’informatique l’emporte. « Contrairement à ce qui se disait à l’époque, j’étais convaincu que l’on pouvait entreprendre dans ce domaine depuis la Corse », résume-t-il.
Rester, créer et transmettre
Avec des partenaires, l’insulaire fonde WMaker, un système de gestion de contenus adopté dans 40 pays. L’expérience nourrit une ambition : viser l’international. Ainsi naît GoodBarber en 2011, plateforme de création d’applications sans avoir à coder, exportée aux quatre coins du globe. Le recrutement local étant difficile, Sébastien s’implique avec d’autres dans la formation, via la création, en 2014, de l’association RobotiCamp pour initier les enfants à la robotique et à la programmation, puis de MIRA, école d’ingénieurs rattachée au groupe Aflokkat, en 2024.
Innover sans s’exiler
« A Femu Quì, notre idée est d’améliorer l’écosystème pour faciliter la création d’entreprise, souligne le président. Notre fonds local a œuvré pour la majoration du crédit d’impôt innovation en Corse. En huit ans, avec l’aide des organismes mutualistes, dont la Mutuelle de la Corse, il a multiplié par dix sa capacité d’investissement. Depuis 2013, les effectifs des entreprises insulaires du secteur digital ont quadruplé. »
« L’IA n’efface pas l’homme, elle déplace sa valeur et l’invite à inventer autrement. Après l’IA générative viennent les IA physique et autonome. Et ce futur s’écrit aussi ici ! »
Le pionnier du numérique poursuit lui-même l’aventure en lançant un Startup studio, soit un générateur d’entreprises innovantes. Installé dans les nouveaux locaux de CampusPlex, hub digital ajaccien, il scrute l’avenir avec mesure. « L’IA n’efface pas l’homme, elle déplace sa valeur et l’invite à inventer autrement. Après l’IA générative viennent les IA physique et autonome. Et ce futur s’écrit aussi ici ! » Fils de syndicaliste agricole et proche du monde mutualiste, dans lequel il voit un modèle de puissance et de résilience, Sébastien Simoni rêve d’une Corse épanouie, créatrice et exportatrice de richesse.



