Commission d’aide et de secours : un soutien accessible à tous
Encore trop peu connue et pourtant essentielle, la commission d’aide et de secours de la Mutuelle de la Corse offre une aide souple et élargie aux adhérents qui, ponctuellement, se retrouvent en difficulté face à des frais de santé.

Une commission solidaire et accessible
Composée d’un président et de quatre administrateurs ou délégués, tous bénévoles, cette instance mutualiste, mobilisée sur le front social, se réunit autant que de besoin pour examiner les demandes d’aide qui, sous couvert d’anonymat, lui sont présentées. « Chaque bénéficiaire d’un contrat auprès de la Mutuelle de la Corse avec au moins une année d’ancienneté peut la solliciter, une fois par an, pour faire face à des dépenses de santé imprévues ou trop lourdes : frais d’hospitalisation, dépassements d’honoraires, prothèses dentaires, lunettes…
L’aide financière apportée l’est à hauteur de 70 % du reste à charge dans une limite de 700 euros par année et par personne, explique Christine Sanci, assistante de direction de la Mutuelle de la Corse (MDC), missionnée pour suivre les dossiers. La procédure est simple : sans lourdeurs administratives, elle permet d’agir rapidement et de régler l’adhérent sur présentation de facture. »
Un ancrage social
« Notre travail ne se limite pas à réceptionner formulaires et justificatifs et à les faire passer en commission. Nous orientons chaque demandeur, s’il y a lieu, vers des dispositifs complémentaires afin que tous les leviers soient activés et l’aide sociale optimisée », précise Christine Sanci, qui cultive les liens avec les caisses de Sécurité sociale, les instances locales de l’économie sociale et solidaire (ESS), et se tient informée de toutes les possibilités en rapport avec la situation de chaque intéressé. En 2025, la commission d’aide et de secours (CAS) de la MDC a dédié près de 40 000 euros de ses fonds propres à une centaine de demandeurs.
« C’est beaucoup et peu à la fois, puisque cela ne représente qu’un tiers de notre enveloppe, note la mutualiste. C’est pourquoi nous avons à cœur de mieux faire connaître la CAS et d’encourager les adhérents à s’en saisir. Beaucoup pensent à tort qu’ils n’auront pas accès à une telle aide. L’idée même d’avoir à engager une démarche qu’ils s’imaginent complexe les décourage. D’autres n’osent pas, par pudeur ou peur d’être jugés. Dans une région comme la nôtre, où tout le monde se connaît, l’anonymat des dossiers est un atout majeur. La garantie d’une telle confidentialité permet d’accepter plus facilement la main tendue et, en cas de coup dur, de ne pas renoncer à l’essentiel : se soigner. Il ne faut donc pas hésiter à nous solliciter ! »

