Préserver son autonomie

74 % des Français souhaitent rester chez eux en cas de perte d’autonomie. Préserver son indépendance physique et cognitive est possible : quels leviers activer et quelles aides mobiliser pour bien vieillir chez soi ?

Par Eva Mattei, Vanessa Pageot-Françoise
Publié le 3 mars 2026 à 08:00
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Depuis janvier, Christine, 64 ans, est une jeune retraitée. Elle court d’activités en activités : chant, bénévolat associatif, garde de ses petits-enfants, repas entre amis. « Préserver son autonomie commence pendant la vie active et se prépare lors du passage à la retraite, où rester actif est essentiel », souligne la professeure Hélène Vallet, gériatre à l’hôpital Saint-Antoine (Paris) et professeure à la faculté de santé de Sorbonne Université. Christine apprécie ce temps pour pratiquer la randonnée, le yoga et la plongée.

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Jacques, 75 ans, fait lui aussi du « sport », comme il aime plaisanter : couper et ranger le bois, bricoler, réparer, sans oublier de s’occuper de son potager et de ses fleurs. Pleinement autonome, il se sent bien. « L’âge civil ne veut pas dire grand-chose. Nous parlons plutôt d’âge physiologique », souligne la professeure Vallet, également membre de la Société française de gériatrie et de gérontologie (SFGG). Certes, la génétique joue un rôle dans la capacité de chacun à bien vieillir, mais ce n’est qu’un facteur parmi d’autres avec l’activité physique, l’alimentation, le sommeil, les interactions sociales, l’environnement, la gestion du stress et le suivi de sa santé. « Vieillir, c’est une chance, la perte d’autonomie n’est pas une fatalité ! », assure la gériatre.

Comment préserver sa santé en vieillissant

Selon une étude de la Drees de septembre 2025, trois quarts des Français préféraient rester à domicile en cas de perte d’autonomie. Mais pour préserver cette dernière, il faut prendre soin de soi avec – a minima – une consultation chez son médecin traitant tous les ans, y compris si tout va bien. Cela permet de vérifier les constantes comme la température, le pouls ou la glycémie, et de proposer une prise en charge adaptée. Pendant cette visite, la tension artérielle est aussi mesurée. Un Français sur trois est hypertendu et la moitié l’ignore, alors que l’hypertension artérielle est la maladie chronique la plus fréquente en France et qu’elle constitue un facteur de risque important dans le développement des maladies cardiovasculaires (AVC, infarctus…).

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