Maladies chroniques et environnement : mieux comprendre pour mieux agir

Pollution, perturbateurs endocriniens, additifs, notre environnement influence l’apparition de maladies chroniques. France Assos Santé Corse et l’ARS organisent une rencontre à Ajaccio le 25 septembre pour mieux comprendre ces liens. 

Par Capucine Bordet
Publié le 22 septembre 2026 à 08:00
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« Informer les usagers de l’impact de l’environnement sur la santé et sur les maladies chroniques ». Christelle Felix, coordinatrice régionale de France Assos Santé Corse, explique l’objectif de la journée d’information organisée le 25 septembre 2026 à Ajaccio.

Professionnels du soin, responsables associatifs et usagers de la santé seront réunis pour mieux comprendre un sujet qui concerne chacun au quotidien. 

Neurologues, diabétologues et oncologues échangeront avec des associations déjà engagées sur le terrain. Car l’environnement ne se contente pas de fragiliser les personnes déjà malades. Certaines expositions peuvent également contribuer à l’apparition de pathologies. 

Christelle Felix cite notamment les perturbateurs endocriniens, les PFAS ou encore les additifs alimentaires, auxquels sont associés différents risques pour la santé.

« Les produits cosmétiques et les détergents peuvent également participer à certaines expositions, tandis que la pollution de l’air peut aggraver l’asthme et les bronchites chroniques. En Corse, le radon, gaz naturellement présent dans certains sols et pouvant s’accumuler dans les bâtiments, constitue également un enjeu de prévention. » 

— Christelle Felix, coordinatrice régionale de France Assos Santé Corse

Prise de conscience 

Cette journée doit aussi permettre de passer de l’information à l’action. Parmi les réflexes recommandés : « aérer régulièrement son logement, limiter l’utilisation de produits ménagers toxiques, éviter de réchauffer les aliments dans des contenants en plastique ou encore réduire la consommation de produits alimentaires très transformés. » 

La prise de conscience passe aussi par l’expérience. Dans un lycée agricole du continent, des élèves ont ainsi porté pendant une semaine un bracelet capable de mesurer certains polluants présents dans leur environnement. « Grâce à ce dispositif, ils ont pu prendre conscience de leurs expositions quotidiennes. Et ils ont ainsi pu modifier certaines habitudes néfastes. » 

La jeune génération particulièrement concernée 

Les 16-25 ans se sentent particulièrement concernés, affirme Christelle Felix. « Les questions environnementales occupent en effet une place importante dans leurs préoccupations. »

L’enjeu est donc aussi de mieux former les professionnels de santé à l’exposome, c’est-à-dire à l’ensemble des expositions environnementales auxquelles une personne est confrontée au cours de sa vie. Qualité de l’air, PFAS, alimentation durable ou encore urbanisme favorable à la santé seront ainsi abordés.

Une démarche qui s’inscrit dans une approche « One Health » : agir le plus tôt possible sur les facteurs environnementaux pour prévenir les maladies.